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« RUINES » à la Galerie MODULAB

Frédéric PENELLE / 10 janvier – 09 février 2019

Visite de la B.A.C. à la Galerie MODULAB, 57000 METZ.

Sur un espace réduit, la scénographie est simple et efficace. Sont présentées à la fois des œuvres avec des ensembles de compositions garnies de petits formats. Expo qui montre des assemblages; type cadavres exquis.

L’œuvre créée spécifiquement sur l’un des murs de la Galerie nous a particulièrement séduit, par une composition réalisée in situ alliant peinture sur le support avec la mise en scène de figures…… et découpées.

L’univers graphique proposé est assez sombre, voire oppressant, avec une poésie toujours présente. Un style graphique qui reprend les codes des cabinets de curiosité tant usités; mais cela reste néanmoins une jolie découverte aux relents des 80’s.

La Galerie MODULAB qui accueille l’exposition est en fait une association qui offre à des artistes la possibilité de disposer du lieu pour y travailler, y imprimer leurs œuvres graphiques; son identité visuelle est fortement marquée par le dessin, la gravure, la sérigraphie. L’accueil mêle discrétion et courtoisie. La Galerie dispose de deux salles d’exposition dont l’une débouche sur une vitrine qui permet à notre ami PENELLE  d’attirer le chaland à l’aide d’une oeuvre découpée en carton, qui transforme le dessin en volume prêt à s’animer.

Les ambassadrices du lieu nous ont ouvert cordialement l’antre de la galerie, l’envers du décor, et ainsi nous avons pu visionner le film d’une installation phare de l’artiste, réalisée en collaboration avec Y.JACQUET, qui anime grâce au mapping ses sujets et éléments gravés.

http://www.mecaniques-discursives.com/#about-1

 

PEINDRE LA NUIT / Exposition Centre Pompidou Metz / 13.10.2018 – 15.04.2019

Point positif : début d’exposition où l’esprit de la nuit est présent, notamment dans la première salle qui présente des œuvres de qualité où la nuit prend toute sa mesure et son épaisseur, plus particulièrement un tableau de Mondrian en lisière de forêt, présentant une une vision trouble de la perception nocturne. Un autre tableau de Kupka magnifie la vibration colorée du ciel au-dessus d’une ville éclairée. Le hollandais dont on a oublié le nom nous a ravis par la mise en valeur des couleurs par l’éclairage et surtout un fauve avant les fauves, autrement dit un pré-fauve.

Pour la B.A.C. indiscutablement la plus belle découverte dans cette expo est l’œuvre de Marcel ODENBACH qui offre au regard un collage de grande dimension (papier sur papier). L’artiste nous présente une vision nocturne à travers une fenêtre. Son collage magnifie les effets de reflets de manière subtile – mise en abime du sujet de la ville- ; son œuvre est habitée de multiples personnages qui se découvrent  en s’approchant et qui forment la vibration d’ombre et de lumière. Le tableau est habité sans que l’on s’en aperçoive, à la façon d’un Jérome BOSCH. Plus le spectateur s’en rapproche, plus l’œuvre raconte autre chose.. Ne pas hésiter à prendre de la distance puis revenir à proximité. Les effets lumineux sont crûs, subtils, par des arrachages de support qui de manière très expressive apportent un fort contraste au collage. L’œuvre dans sa composition comme dans son titre reste une énigme…. « Le crime était presque parfait ».

On peut regretter pour le rester de l’expo l’introduction d’œuvres de série Z d’artistes pourtant majeurs (PICASSO, MONET, BACON, ERNST…

Ces œuvres auraient du rester dans un placard ou dans un coffre……

5.1 STACKLOSS DATA

flyer-expo-labo-staklossRien ne se perd, tout se transforme;
Les membres du LaboDTF vous proposent une réappropriation de 3m3 de publications scientifiques internationale rendus obsolètes par la numérisation rampante. Ces alchimistes vous convoquent pour leur grand oral : thésards, doctorants, redoublants acceptés.
Si vous souhaitez savoir à quel hôtel ils dorment, rendez-vous à la Pantouflerie, nouvelle Silicon Valley Nancéienne.

EXPOSITION VOLUMES CENTRIFUGES

Expo Volumes Centrifuges C.PRESLE-min

Toute l’équipe du LaboDTF sera enchantée de vous accueillir à partir de ce vendredi 30 mars 2018, vernissage à partir de 18h, pour découvrir l’exposition de C.PRESLE « Volumes Centrifuges ».

Dans le cadre des entretiens du Nourrain, cette exposition a fait l’objet d’un travail de discussion préalable avec l’artiste dont vous retrouverez la vidéo en cliquant sur le lien ci-dessous :

https://www.youtube.com/watch?v=hcJ7jm4PwK4&feature=youtu.be

En comptant sur votre présence et votre regard critique;

B.A.C. IS B.A.C.

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Exposition François MORELLET. Galerie Hervé BIZE

Coup de cœur des trois glands de la Brigade d’Art Contemporain. Cette galerie et son propriétaire nous transportent au sein du Gotha de l’art contemporain international. Et qui de plus passionnant que François MORELLET pour commencer cette année ? Lui qui aimait dire de l’art moderne que ce qu’il préférait, c’est qu’il soit « désacralisé, absurde, logique, élitaire, prêt à accueillir le grand public » ! Depuis  cinquante ans, il s’est imposé et pour toujours de n’utiliser que des éléments géométriques pour réaliser ses oeuvres d’une façon neutre et précise, d’après des systèmes  pré-établis simples et évidents.

Sa recherche, après avoir éliminé la figuration, la spontanéité, la sensibilité, l’Ego, se porte sur ce qui reste.

Après avoir salué le maître des lieux qui, comme à l’accoutumée, prend soin de ses hôtes – elle est là la bienfaisance !- , paré de sa timidité légendaire, il invite les trois gougnafiers de la Brigade d’Art Contemporain à humer le chiffre Résultat de recherche d'images pour "nombre pi" et ses myriades de déclinaisons d’arcs (Mireille ou Daniel, au choix) de cercle et de carrés fidèles à sa grammaire.

Les trois pénis-temps (sortant d’une longue cure d’abstinence) se sont tout d’abord recueillis dans la salle des fresques sur l’ensemble de 4 sérigraphies sur carton datant de 1976.

trame de points Morellet 1976

Ces sérigraphies consistent en la juxtaposition  de points colorés dont le rendu final dépend de l’ordre de passage des couleurs.

Ode à l’amour de la part de François : commande de la Ville de Nancy au profit du Musée des Beaux Arts, d’une série reprenant les volutes du forgeron Lamour par une transcription Morelesque à savoir volutes et néons jaunes sur façade (cadre en bas à droite et 2ème cadre en partant du haut)

projets morellet

Cette œuvre est installée sur une façade du Musée derrière la fontaine Amphitrite place Stanislas. Malheureusement insuffisamment visible en raison de l’inaccessibilité au public du jardin du MBAN.

Dans la série des commandes publiques, Hervé BIZE présente d’anciens croquis ayant abouti à la réalisation d’œuvres éphémères pour la synagogue de Delme (1er cadre an partant du haut-droite) et la façade de la salle Poirel (1er cadre en partant de la gauche).

Arrêt prolongé et gondolé de nos trois sbires devant deux acryliques et graphite sur papier de 1979 à savoir « Bien / Mal » et « Dick / Cunt« . Encore une fois, ces titres nous montrent le côté facétieux, trublion voire coquin du Maestro Morellet :

dick cunt morelletbien mal morellet

Amis lecteur, à vos traducteurs !

En contrepoint des sérigraphies colorées évoquées précédemment, un ensemble de 4 encres sur papier nous présente une déclinaison de pointillés dont la forme évolue en fonction du degré d’angle choisi (décalage de 5 degrés à chaque reprise – et non pas 100 nuances degrés-) :pointillés 0°20° détail

Pointillés 0°-20°, 0°-25°, 0°-30°, 0°-35°, 0°-40°, 0°-45°, 1976 (détail)

Magie optique : éblouissement total sans recours aux lunettes 3D !

Passage dans la salle blanche (mais où était la dame ?)

Le quadrillage est un des cadres conceptuels pilier de la trame morellesque : ainsi une nouvelle série de trois encres sur papier représentant pour le prophane des grilles de mots croisés semi-ouvertes et dont François fait évoluer la trame d’un degré sur chaque dessin : Hervé a plus d’une tour de Bize dans sa besace !

1 trame 0°, 1 trame 87° etc..1 trame 0°, 1 trame 87° /1 trame 0°, 1 trame 88° / 1 trame 0°, 1 trame 89°, 1977

Passons sur la côte, non pas de bette, non pas de porc, mais celle qui nous fait sentir les embruns. Ainsi, Raz de marée (graphite et rhodoïd sur papier Arches, 1988), dans son décalage par rapport à Marée haute, nous met dans le sens de la vague :maree haute morelletraz de maree morellet

François, pourquoi la puissance des mots, des titres que tu choisissais et ta rigueur sur le plan géométrique nous rendent hilare et arrivent à nous rendre ton œuvre si humaine ?

Pour conclure, face à Figure hâtive n°3 et 4 (acrylique et graphite sur papier, 1987), dans ce que nous pouvons interpréter comme un clin d’oeil aux « femmes pinceaux » d’Yves Klein…figure hative n 3 et 4

Certes tu maîtrisais « l’art de dessiner des angles et des carrés nets de sentiments ».

Pour autant, malgré toute ta rigueur et tes précautions, tu arrives à toucher l’inconscient du « regardeur » qui prolonge tes œuvres;

Que ce soit avec sa dick ou sa cunt.

Musée PICASSO retravaillé

Cet été, je n’ai pas résisté à l’idée de vérifier si le musée PICASSO était toujours le même après les récents travaux qui y ont été menés. pourquoi cet intérêt me direz vous (les œuvres de PICASSO sont toujours là…) ?

Et bien, ce musée, dont l’installation initiale est l’œuvre de Roland SIMOUNET, est une œuvre en soit

Simounet
Roland simounet architecte

… je fûs rassuré, soulagé : les volumes des salles d’expo sont préservés. les belle articulations qui m’ont émues jadis sont toujours là pour accompagner les visiteurs dans leur promenade esthétique.

musée picasso
musée picasso

à ne pas rater. un must où l’art et l’architecture se côtoient et s’accompagnent sans compétition.

cP

ZIMOUN au 104…

Une visite au 104 à Paris, juste pour se faire une idée de ce que pourrait être la « Friche culturelle » de Nancy. Bonne surprise : un lieu vivant ! Une grande halle où les gens du quartier viennent lire, danser, faire n’imp… bref, un lieu de vie avec café, braderie EMAUS, librairie, etc. En sous-sol, une instal d’un artiste arté-povéra vraiment pauvre en émotion, en rendu, etc… avec un pompier qui se fait chier au milieu (l’œuvre est en carton). sans intérêt.

plus loin, par contre, une deuxième halle avec des espaces d’expos accueillant des installations de ZIMOUN (pas une surprise, je passais là pour ça !). Chaque pièce est un univers visuel et sonore basique et très maîtrisé ! l’expérience est à vivre… au moins une fois : en fait, même si c’est réussi, on n’est pas vraiment surpris quand on s’est renseigné sur l’artiste et ses installations précédentes… c’est un peu du recyclage : ZIMOUN doit être en panne d’inspiration ou être piégé par son succès. Pauvre homme  : le tampographe de l’instal-sonore (le tampographe au moins lui nous fait marrer).

cP

les cartons ont les boules

poils à gratter